La visite médicale

dimanche 16 mars 2008
par  Ali
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« A 17 heures, tu es attendue chez le docteur.

— Mais je ne suis pas malade …

— Ce n’est pas chez ton médecin habituel que j’ai pris rendez-vous.

— Mais… pourquoi ?

— Ne discute pas … et obéis ! 17 heures ! Tu as tout le temps de te préparer. Je veux que tu sois impeccablement propre, à l’intérieur comme à l’extérieur, pour cette visite. Je te veux aussi parfaitement nette et lisse. Tu sais ce que ça veut dire. Tu mettras les vêtements qui seront posés sur le lit… Je te donnerai une lettre que tu lui remettras. L’adresse sera sur la lettre … »

Julie se tut et baissa les yeux. En cet instant, Pierre n’était plus son tendre et attentionné mari, mais son Maître exigeant. Son ton montrait assez qu’il n’était pas question pour elle de discuter sa décision. Il avait décidé sans la consulter. Il n’y avait pas à y revenir. Elle obéirait, bien qu’elle ne portât pas son collier de soumise. Comme d’habitude. Depuis qu’elle s’en était totalement remise à lui, il y a quelques semaines, elle avait abandonné toute velléité de rébellion. Elle se soumettait sans murmurer aux ordres que son mari lui donnait parfois, sans solliciter son avis, tant pour sa tenue que pour certains actes. Elle était heureuse qu’il la guide, qu’il la soumette à son autorité.

Elle se demanda quelle diablerie ce rendez-vous cachait. On pouvait faire confiance à Pierre pour avoir les idées les plus surprenantes. Et s’il ne lui en avait pas parlé, c’était sûrement qu’il avait une surprise en tête, qu’il lui préparait quelque chose d’inédit ! Que méditait-il de lui faire subir ?

Elle sentit la boule habituelle d’inquiétude se nouer au creux de son estomac. Pierre l’entraînait parfois dans des situations qu’elle ne maîtrisait absolument pas, des situations où il attendait d’elle qu’elle repousse, chaque fois, ses limites. Elle savait bien qu’elle avait toujours la possibilité de refuser. Mais elle avait totalement confiance en lui. Jamais il ne lui aurait imposé une chose irréalisable. Elle se disait aussi que lui savait, bien mieux qu’elle, ce dont elle était capable. Et elle ne voulait pas le décevoir, elle tenait à réussir ce qu’il lui demandait. Qu’il soit toujours fier d’elle !

Inquiète et nerveuse devant une situation qu’elle allait devoir affronter seule, n’ayant aucune idée de ce qui l’attendait, elle passa une grande partie de l’après-midi à se préparer méticuleusement pour ce rendez-vous, comme Pierre l’avait exigé. Cela l’aida à ne pas trop se tourmenter.

Il la voulait impeccablement propre. Elle savait ce qu’il entendait par ces mots et elle s’y appliqua. Après son bain, elle sortit de l’armoire à pharmacie la poire à lavement que Pierre, à sa grande honte, l’avait envoyé acheter à la pharmacie du quartier quelque temps auparavant. Elle se nettoya consciencieusement l’intérieur du rectum à plusieurs reprises, jusqu’à ce que l’eau rejetée fût parfaitement limpide. Elle savait Pierre capable d’en contrôler la propreté et de lui infliger une punition s’il n’était pas satisfait.

Il avait dit aussi nette et lisse. Depuis que Pierre avait exigé d’elle qu’elle fût rasée intégralement, elle s’appliquait à satisfaire son désir. Il avait refusé la suggestion qu’elle avait faite de se faire épiler. Il voulait qu’elle se rase elle-même, régulièrement, pour être toujours lisse sous ses doigts ou sa langue. Elle avait bien vite du reconnaître qu’il avait eu raison. Elle prenait grand plaisir maintenant à sentir son ventre aussi dénudé. La fréquence du rasage ne lui était plus une corvée. Elle atténuait grandement l’aspect un peu granuleux, cet air de poulet fraîchement plumé, du à la repousse des poils. Son pubis avait retrouvé depuis, pensait-elle, l’aspect troublant de celui d’une petite fille, mais l’émergence orgueilleuse de son clitoris à la jointure de ses lèvres démentait cette affirmation. Elle rafraîchit donc ses aisselles et sa toison, et met un soin tout particulier au rasage délicat des contours de ses lèvres et de son anus. Elle y appliqua une crème apaisante autant pour adoucir le feu du rasoir que pour cajoler le petit effronté qui, comme chaque fois, pointe effrontément son nez. Puis elle parfuma discrètement son entrejambe.

Plus tard, coiffée et maquillée, elle se dirige vers la chambre où son mari l’attend. Sur le lit, il a déposé les vêtements qu’elle devra porter. Elle remarque d’abord, avec plaisir, son corset de satin qui laisse ses seins nus et libres et lui affine si bien la taille. Bien sûr, Pierre n’aimant pas lui en voir porter, elle s’attend donc à ce que ses sous-vêtements brillent par leur absence : mais, ô surprise, cette fois-ci, un brésilien attend à côté de ses bas, d’une jupe noire, ample mais assez courte, d’un corsage en voile légèrement transparent. Une petite veste en lainage complète l’ensemble. Au pied du lit, ses escarpins vernis. Au moins, aujourd’hui, pense-t-elle, sa tenue n’est pas trop provocante et elle pourra marcher sans attirer tous les regards. Cela la rassure un peu.

De son siège, Pierre lui fait signe d’approcher ; il vérifie, d’une caresse de la main, la douceur et le moelleux de son pubis et de sa fente, puis il la fait pencher sur la coiffeuse, jambes écartées. L’un de ses doigts s’insinue entre ses fesses, titille son œillet, s’y enfonce et l’assouplit en de lentes et larges rotations. Un autre doigt rejoint bientôt le premier pour lui prêter main forte. Quand il est satisfait de son ouvrage, il lui introduit le bijou intime qu’il lui a « offert » quelque temps auparavant. Ni les timides dénégations de Julie, ni la soudaine crispation de son sphincter n’arrêtent la progression du plug au creux de ses reins. Ainsi parée, il la fait relever pour s’habiller. Puis, dans l’échancrure de son corsage il fixe un tour de cou en velours noir, serré, comme les femmes en portaient jadis. Sa main glisse ensuite à l’intérieur du corsage et vient flatter l’un des seins qui bougent librement, au moindre mouvement, sous le tissu léger. Le téton, pincé et trituré entre ses doigts, s’érige rapidement sous la rude caresse tandis que Julie laisse échapper un gémissement.

« Te voilà maintenant prête ! Tu es très en beauté ! Allons, viens ! Je vais te déposer en voiture mais tu devras ensuite rentrer à pied. Je ne t’attendrai pas.

— Mais je ne peux pas sortir avec « ça » enfoncé en moi ! Je ne vais pas pouvoir marcher !

— Oh que si, tu pourras ! Et ce bijou que tu portes secrètement enfoui en toi te rend encore plus belle et plus désirable à mes yeux !

— Et mon sac, …mes papiers ?

— Tu n’en auras pas besoin. Allons-y ! »

Le trajet se fait rapidement, en silence, Julie se tortillant d’une fesse sur l’autre afin de soulager la pression exercée par le plug anal. Pierre se gare dans une rue, en plein centre, dans le quartier chic de la ville. Julie sent de nouveau l’inquiétude la submerger. Pourquoi cette visite médicale ? Que va-t-il se passer chez ce docteur ? Et pourquoi lui a-t-il enfoncé ce bijou dans les fesses ? Si elle doit se dévêtir, assurément le docteur le remarquera. Que dira-t-il alors ? A cette évocation une soudaine bouffée de chaleur lui monte au visage. Elle se sent rougir. Elle murmure d’une voix tremblante :

« Tu crois que c’est vraiment obligé que j’y aille ? … Et toute seule ?

— Oui ! Il est trop tard pour reculer. Tiens, voila la lettre ! »

Il lui remet une lettre cachetée adressée au docteur. Le nom lui est inconnu. Elle demande quelle est la spécialité de ce médecin et comment Pierre le connaît. Enigmatique, celui-ci répond qu’elle est décidément trop curieuse, qu’elle aura tout le temps nécessaire pour connaître la réponse. Il lui désigne la porte de l’immeuble :

« Vas-y ! C’est au second étage ! Fais-moi honneur : obéis-lui comme à moi ! »

Il la suit des yeux tandis qu’elle descend de voiture et traverse la rue, d’une démarche hésitante. Elle se retourne encore vers lui, mais devant son geste impératif, elle se résigne à pousser la porte. Elle entre dans le hall et appelle l’ascenseur. Pendant la montée, la tentation de tricher lui vient. Si elle faisait seulement semblant ? Mais à son retour, jamais elle n’osera soutenir le regard inquisiteur de Pierre. Elle sait qu’il devinera rien qu’en la regardant. Et puis que lui dira-t-elle quand il la questionnera ? Car elle est sûre qu’il va l’interroger. Elle va devoir tout lui raconter. Elle s’est engagée à lui dévoiler toutes ses pensées, tous ses actes. Que pensera-t-il alors d’elle quand il se rendra compte qu’elle s’est défilée ? Non, elle ne peut pas faire ça, elle ne peut pas le trahir ainsi. Il lui faut y aller malgré sa peur de l’inconnu.

L’ascenseur est déjà arrêté depuis plusieurs minutes quand elle en sort.

Comme une automate, elle se dirige vers la porte et sonne. Une jeune fille en mini jupe, - sans doute la secrétaire ou l’assistante du docteur pense-t-elle -, lui ouvre et, avec un sourire entendu, la guide vers la salle d’attente. Julie doit attendre un long moment, assise sur une chaise peu confortable. La rigidité de l’assise enfonce encore plus profondément le rosebud en elle. Aucun magazine, aucune revue ne lui permet d’abréger l’attente. D’ailleurs elle sait qu’elle ne pourrait fixer son attention tant elle est angoissée. Aucun bruit ne lui parvient. Tout est silencieux.

Soudain la porte s’ouvre. Un homme, grisonnant, la cinquantaine élégante se tient sur le seuil. Il la dévisage d’un regard dominateur, acéré. Julie se sent mise à nue. Elle baisse les yeux :

« Veuillez me suivre. »

Il la précède vers son cabinet. Au passage il lance à la jeune fille :

« Je t’appellerai dans quelques minutes. Tiens-toi prête !

— Oui Maître ! » répond-elle en baissant les yeux.

Cette simple phrase décuple l’appréhension de Julie. Dans quelques minutes, elle ne sera pas encore partie ! Pourquoi va-t-il avoir besoin d’elle ? Que va-t-il se passer ? Que va-t-il lui arriver ?

Quand elle a franchi le seuil du cabinet, il referme la porte et contourne son bureau. Debout, il la détaille de pied en cap, en silence. Sous ce regard scrutateur, Julie se sent de plus en plus mal à l’aise. Pour se donner une contenance, elle lui tend la lettre de Pierre, sans un mot. Il la prend et la pose sur le bureau, puis, d’un geste, il l’invite à s’asseoir dans l’un des fauteuils face au bureau. Julie essaie de s’asseoir au bord du fauteuil, mais surprise par la profondeur et le moelleux du fauteuil, elle bascule en arrière. Ses jambes, que découvre sa jupe courte, s’écartent instinctivement et dévoilent son brésilien. L’homme qui ne l’a pas quittée des yeux n’a rien perdu du spectacle qui lui est offert. Julie confuse, rougit sous ce regard indiscret et resserre les jambes. Elle n’ose les croiser. Elle sent le plug qui la fouille profondément. Enfin le docteur s’assied et ouvre la lettre. Pendant sa lecture, Julie parcourt la pièce du regard. Un bureau cossu, confortable, pense-t-elle. Dans un angle, seuls la table d’auscultation et des instruments dans une armoire vitrée lui rappellent qu’elle est bien dans un cabinet médical.

Sa lecture terminée, le docteur repose la lettre sur sa table et la fixe :

« Ainsi donc, vous êtes soumise à Pierre, votre mari ?

— Heu …, oui…, murmure Julie.

— Mais depuis peu, c’est le début, n’est-ce pas ?

— Oui… c’est le début.

— Vous portez toujours ce collier-là ?

— Non, mon mari ne me l’a mis que pour venir chez vous.

— Votre Maître n’a donc pas vraiment commencé votre éducation ?

— …

— Je vois. A sa demande, je vais vous examiner. Otez vos habits. »

Julie s’extrait alors péniblement du fauteuil et se sépare de ses vêtements sous l’oeil attentif de l’homme qui lui fait face. Elle se sent hypnotisée par ce regard. Elle n’est plus vêtue que de son corset, de ses bas et de son brésilien remontant haut sur ses hanches. Elle réalise soudain que ses seins ne sont plus protégés et sont exposés au regard qui la détaille. Cette idée lui fait monter le rouge aux joues. Elle croise les bras sur sa poitrine, mais l’ordre claque sèchement :

« Baissez vos bras ! …Maintenant, quittez l’une de vos chaussures ! Une seule ! N’importe laquelle… Bien ! Marchez jusqu’à ce que je vous arrête. Allez ! »

Subjuguée, envoûtée par cette voix autoritaire, elle obéit. Elle se penche pour enlever son escarpin puis se déplace dans la pièce en claudiquant. Ses seins se balancent au rythme saccadé de son déplacement. Le docteur l’observe puis sonne son assistante. Lorsque celle-ci entre dans la pièce, un bloc sténo à la main, Julie se fige, honteuse, consciente du ridicule de son attitude et de l’amusement qu’elle lit dans les yeux de la jeune fille.

« Je ne t’ai pas donné l’ordre de t’arrêter. Continue ! »

Ce tutoiement soudain atteint Julie comme un véritable coup de fouet. Elle baisse la tête et reprend sa marche boiteuse, rougissante et honteuse. Son trouble augmente encore plus sous le poids des deux regards croisés qui la suivent. Après quelques allers-retours hésitants, elle reçoit enfin, avec soulagement, l’ordre de s’arrêter.

L’homme reprend :

« Tu as eu honte de te montrer ainsi, n’est-ce pas ?

— Oh oui !

— Honte de quoi ? D’être à demi-nue ou de marcher d’une façon aussi ridicule ?

— Les deux, …je crois.

— Cela t’arrivera d’autres fois, sois-en persuadée. Déchausse-toi complètement maintenant. Ton Maître t’a-t-il appris une position de présentation ?

— Oui.

— Eh bien, prends-la pour répondre ! »

Vaincue, Julie prend la position demandée : elle écarte légèrement les jambes, redresse le buste et noue ses mains derrière sa nuque.

« Plus en arrière les coudes ! »

Le médecin ne la lâche toujours pas du regard. Elle se redresse en tirant les bras. Son changement de position rend la présence du plug au fond de ses reins plus sensible, plus envahissante encore. Sa poitrine est projetée en avant, ses seins bien mis en valeur. Elle se rend compte, avec effroi, que ses tétons durcissent et s’érigent malgré elle. Elle sent la crispation de son ventre augmenter et une chaleur y naître. Honteuse de la réaction incontrôlée de son corps, Julie frissonne et baisse les yeux. L’homme ébauche un sourire. Il ordonne à son assistante de prendre note des réponses afin de pouvoir ensuite rédiger le compte-rendu de l’examen.

Et l’interrogatoire commence. Au début, les questions sont plutôt anodines et habituelles : âge, taille, poids, opérations éventuelles. Rien que du très classique. Julie commence à se détendre un peu. Mais cela ne dure pas : les questions deviennent plus précises. Quelles sont ses mensurations ? A quand remontent ses dernières règles ? Julie, gênée, doit ensuite préciser leur régularité, leur abondance, leur durée, son moyen de contraception. C’est sûrement un gynécologue pour s’intéresser aussi précisément à tout ça, pense Julie.

Mais elle n’a guère le loisir de s’attarder à cette pensée. Sous le feu roulant des questions, elle doit maintenant révéler, toute honteuse de sentir l’excitation la gagner à cette évocation devant deux inconnus, les détails les plus intimes de sa vie sexuelle : à quel âge a-t-elle eu son premier rapport sexuel ? Avec qui ? Comment cela s’est-il passé ? Quelle est la fréquence actuelle de ses rapports avec son mari ? A-t-elle des problèmes de sècheresse vaginale ? Lubrifie-t-elle facilement ?

Et, après sa réponse positive, arrive la question qui la crucifie : En ce moment, mouille-t-elle ? Julie, comme giflée, sursaute mais se tait. L’homme insiste, repose sa question plus sèchement. La secrétaire lève la tête et, souriante, fixe Julie. Enfin, celle-ci, empourprée et confuse doit confesser, d’une voix quasi inaudible, que oui.

« Oui, quoi ?

— …oui, …je… mouille…, murmure-t-elle.

— Et pourquoi mouilles-tu ? Tu es excitée ?

  • …Oui, …ce sont vos questions qui me troublent…

— Et tu aimes ça ?

— Oui,… j’aime ça…

— Nous vérifierons cela. Continuons ! »

Et les questions fusent de nouveau, toujours plus précises, plus indiscrètes : a-t-elle des amants ? En a-t-elle eu ? Combien ? Quelles positions amoureuses préfère-t-elle ? Utilise-t-elle des jouets ? En solitaire, dans des jeux amoureux avec son partenaire ? Avale-t-elle le sperme ? Aime-t-elle cela ? Jouit-elle en faisant l’amour ? Au cours des préliminaires, avant d’être pénétrée ? Pendant l’acte ? Lui arrive-t-il d’avoir plusieurs orgasmes de suite ? En cascade ? Tous aussi intenses ? Comment manifeste-t-elle son plaisir ? Jouit-elle bruyamment ? Longuement ?

Julie, couleur pivoine, toute trace de fierté envolée, se sent mise à nu, vaincue par l’ascendant que l’homme a pris sur elle. Elle lui répond d’une voix rauque et basse, totalement soumise à sa volonté. Même Pierre, pourtant parfois inquisiteur, n’a jamais été aussi loin, n’a jamais été aussi précis dans ses interrogations. Là, elle se sent disséquée par cet homme froid et impérieux. Et cette secrétaire, là, qui note avec application tout ce qu’il la contraint à avouer !

« Bien, nous en avons presque terminé. Juste quelques dernières questions …

— …

— As-tu déjà été sodomisée ?

— Oui, je l’ai été parfois.

— Par qui ?

— Par mon mari.

— Qu’as-tu ressenti ?

— Les premières fois, j’ai eu mal, mais plus maintenant.

— Y prends-tu du plaisir ?

— Oui, surtout quand Pierre me prépare longuement.

— Autre chose : as-tu déjà fait l’amour avec une femme ?

— Non, jamais.

— Cela ne te tente pas ?

— Non. Je ne sais pas. Je n’y ai pas pensé…

— Dernière question : as-tu déjà été fouettée ?

— Oh non ! Jamais !

— … Bon, passons à l’examen. »

Le médecin s’approche de Julie qui n’a pas quitté sa position de présentation et ses mains lui effleure les deux seins puis les empaume. Il les soupèse, les palpe longuement puis les pétrit rudement. Julie grimace. Ensuite, il en saisit les bouts déjà durs et érigés entre ses doigts, les fait rouler. Puis il les étire en les pinçant jusqu’à ce que Julie pousse un gémissement de douleur. Il les relâche, rouges et congestionnés.

Vivement, il se penche, saisit les deux côtés du slip et le descend à mi-cuisses.

« Je vois que tu es lisse et que le ménage a été fait récemment, remarque-t-il ironiquement en contemplant le pubis glabre de Julie. Tourne-toi et penche-toi en avant ! »

Julie obéit, rouge de confusion et consciente que sa position va obligatoirement mettre en évidence et exposer à leurs yeux la pierre brillante qui décore le rosebud dilatant ses entrailles.

« Ah ! Ton mari a commencé à t’élargir. Il disait justement dans sa lettre qu’il te trouvait un peu étroite. Voyons donc le diamètre de ce joli bijou, ajoute-t-il en saisissant l’objet et en le sortant fermement de l’anus malgré le gémissement de Julie, écartelée par cette brusque extraction. Oui, c’est presque un modèle de débutante ! »

Il pose le plug bien en évidence sur le bureau et revient pétrir les fesses de Julie, puis écartant celles-ci, sa main glisse lentement le long de la raie, caresse l’anus encore entrouvert et vient palper et presser le périnée. Julie frémit à cet attouchement. Il se tourne ensuite vers son assistante, en laissant encore ses mains masser les fesses.

« Note ! lui dit-il : Les seins sont de bonne tenue, fermes et haut accrochés, aptes à être « travaillés. Les tétons sont longs et érectiles, sensibles aux attouchements, d’une grosseur parfaite pour un éventuel perçage. Les fesses sont musclées, souples et rebondies, bien fendues, mais la peau est fine et semble fragile. Il faudra prendre quelques précautions lors des premiers « échauffements », particulièrement avec l’emploi d’une cravache… »

Puis lâchant les fesses de Julie, affolée par les propos qu’elle vient d’entendre :

« …Bon, maintenant, débarrasse-toi de ton slip et va t’allonger sur le siège, là-bas ! »

Julie se redresse, ôte sa culotte, et va s’étendre sur la table d’examen. Sur l’ordre se son patron, la jeune fille vient y fixer les étriers, soulève et pose les jambes de Julie sur ceux-ci puis les écarte largement. Elle rabat ensuite la tablette inférieure de la table, laissant Julie, les jambes en l’air, le sexe et l’anus offerts et brillamment exposés sous la lumière du spot qu’elle allume et dont elle dirige le faisceau sur l’entrejambe de Julie. Le sexe, au bord de la table, s’ouvre lentement, en un ovale parfait. Les lèvres roses et gonflées, luisantes de sécrétions, s’écartent peu à peu. Leur humidité et leur gonflement révèlent le trouble et l’excitation de Julie, soumise à cette exhibition, et ce, malgré l’appréhension qui l’habite, malgré la honte qu’elle ressent à être ainsi exposée.

Pendant ce temps, le docteur sort un spéculum de l’armoire, le pose sur la tablette voisine. Puis il s’approche et s’assied sur un tabouret entre les jambes de sa « patiente ». Il saisit les petites lèvres tout humides et les écarte l’une de l’autre. Puis il introduit le spéculum sans peine dans le vagin ainsi entrouvert, maintenant écartées les lèvres intimes avec deux doigts. Il l’enfonce profondément puis écarte lentement les deux lames de l’appareil. Le vagin se dilate toujours plus sous la pression qui ne cesse d’augmenter. Il continue à l’ouvrir jusqu’à ce que Julie commence à geindre de douleur. Il bloque alors l’appareil et la laisse le ventre ainsi écartelé durant plusieurs minutes, sans rien faire de plus que de la regarder. Enfin il desserre le verrou et retire le spéculum, l’air satisfait.

Puis il enfile une paire de gants de latex. Ses doigts se posent sur le clitoris déjà durci. Julie sursaute sous cet attouchement inattendu. Il saisit le capuchon et le manipule, dégageant puis recouvrant le clitoris plusieurs fois. Le ventre de Julie se crispe. Mais le savoureux massage s’arrête bientôt, la laissant sur sa faim. Il revient maintenant aux petites lèvres, les ouvre, les étire ; puis brusquement il enfonce vigoureusement l’index et le majeur d’une main dans le vagin gluant et ceux de son autre main dans l’anus. Julie a un nouveau soubresaut et pousse un cri, surprise par la soudaineté de cette intromission. Mais il n’en a cure et entreprend l’exploration profonde de son rectum, en particulier de la paroi située entre vagin et rectum. Une succession de pressions et de va et vient dans les deux orifices béants amènent un tremblement spasmodique des cuisses de Julie ainsi qu’un léger râle. Mais le mouvement s’arrête de nouveau.

Les doigts ne se retirent cependant pas. Seuls ceux enfouis dans le sexe de Julie pivotent. L’excitation de Julie retombe à peine. Plusieurs minutes passent avant que les doigts ne se remettent en mouvement. Pendant que les uns pistonnent, à nouveau, régulièrement le cul de Julie, les autres massent maintenant la paroi antérieure du vagin et le pouce vient s’écraser sur la tige érigée et proéminente du clitoris. Julie défaille : ses râles reprennent, ininterrompus maintenant, sa respiration devient haletante, son bassin se soulève et vient à la rencontre des doigts qui la fouillent. Soudain, alors qu’elle est sur le point de jouir, tout s’arrête une fois encore. Les doigts l’abandonnent, la laissant tremblante de désir, vide et frustrée.

Le médecin recule son tabouret, regagne son bureau et ordonne à la jeune fille :

« Termine-la !

— … Oui Maître. »

La jeune fille vient s’agenouiller docilement devant Julie et sa bouche se pose sur le sexe offert. Quelques habiles coups de langue suffisent pour que Julie, arquée et cramponnée à la table, trop longtemps frustrée, crie son plaisir longuement. Les yeux révulsés, le souffle rauque, elle se libère de toute sa peur, de toutes ses angoisses. La langue agile l’accompagne jusqu’au bout de sa jouissance, lapant avec gourmandise ses sucs intimes. Quand Julie reprend enfin ses esprits, la jeune fille se relève et reprend place sur sa chaise, sans un mot, les yeux baissés.

« Eh bien, tu vois, ce n’est pas désagréable de se faire lécher par une femme ! Il me semble que tu as même particulièrement apprécié ! Va te rhabiller maintenant ! »

Puis se tournant vers la secrétaire :

« Toi, prends note : les petites lèvres allongées dépassent les grandes et offrent la possibilité d’y poser facilement des anneaux. De même pour le capuchon du clitoris. La souplesse et l’élasticité des parois du vagin et du rectum rendent la pratique du fist parfaitement envisageable. L’anus devra cependant être plus assoupli auparavant. »

Julie est anéantie par ces propos qui lui laissent entrevoir tout un monde inconnu peuplé de futurs et douloureux tourments. Est-ce cela que Pierre souhaite ? Sera-t-elle capable, si c’est le cas, de satisfaire ses désirs, de supporter tous ces sévices éventuels ? Et alors qu’elle finit de se rhabiller, avec ces pensées inquiètes tournoyant dans sa tête, la voix autoritaire du docteur la ramène à la réalité :

« Tu diras à ton Maître qu’il peut passer dès demain prendre le compte-rendu détaillé de cet examen. Je lui ferai part, alors, de mes recommandations pour ta prochaine éducation. Celle-ci ne présentera pas de difficultés : tu feras une bonne soumise !

…Et n’oublie pas ton bijou en partant ! »

Et Julie, confuse, quitte l’immeuble et doit rentrer à pied, comme Pierre l’a ordonné, essayant de masquer le mieux possible aux regards des passants le rosebud qu’elle n’arrive pas à dissimuler entièrement dans sa main.



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