Un apres-midi de chienne

jeudi 20 janvier 2011
par  deshna
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Ce récit écrit par mon Maître « Designer » est assez ancien et je n’en suis pas l’héroine, mais j’avoue que je l’aime beaucoup.

Bonne lecture à tous,

Designer et deshna

***

Lorsque je t’ai emmené dans cet hôtel, je t’ai clairement fait la leçon : « Ne regarde jamais ce type plus haut que la taille. » Tu m’as notifié ton acception de cet ordre. Dans le couloir, avant de frapper à la porte qui nous été renseignée à la réception, je regarde ta tenue. Il n’y a rien à dire, tu portes une robe d’été, normal il fait 24°C malgré le fait que l’automne soit à notre seuil. Elle est très légère et très raisonnable. Les brettelles présente un très léger décolleté et elle se termine cinq centimètres au-dessus du genou. Elle s’accorde très bien avec ton teint. Tes sandales blanches te font des pieds de petite fille. Je te propose d’éteindre ton GSM afin que nous ne soyons pas dérangés. Tu me signales, en tapotant ton sac à main, que c’est déjà fait.

Lorsque la porte s’ouvre, tu vois une paire de chaussures de sport. Tu n’oses lever les yeux. « Je vous en prie, entrez » Le son de cette voix t’est très désagréable. Entre Guy Spitaels et Tom Petty. Une voix qui crisse sur les dents. Tu ignores où j’ai trouvé ce type, mais si c’est le résultat de mes divagations sur Internet, c’est génial ! « Asseyez-vous. Mettez-vous à l’aise » Tu vois deux fauteuils, le premier est visiblement occupé par notre hôte. Une revue d’aéronautique (à moins que ce ne soit de l’aéromodélisme) est en travers du coussin, un verre à moitié plein occupe un accoudoir, un cigare à l’odeur âcre achève de se consumer dans le cendrier.

Je m’installe dans le fauteuil restant. Tu de demandes où tu vas t’asseoir. Sur le lit ? Sur mes genoux ? Tu comprends que c’est un fait exprès. Soit, tu restes debout, soit, tu t’assieds à mes pieds. Plutôt que de rester plantée comme une asperge dans un potager, tu préfères encore t’asseoir sur la moquette épaisse. « Tu désires un verre ? » La question s’adresse à moi, pas à toi. Décidément, ce mec est désagréable. Il t’ignore complètement. Tu te demandes bien ce que nous faisons ici. Tu m’entends répondre « La même chose que toi, merci »

Comme tu n’oses lever les yeux, tu vois une main aux doigts couverts de poils déposer un verre sur l’accoudoir de mon dossier. Tu entends les glaçons tinter contre la paroi. Tu relèves les yeux par réflexe pour voir ce qu’il y a dans le verre, lorsque tu prends conscience d’un mouvement vers toi. Trop tard, il s’est emparé de ton sac à main et se détourne déjà. Tu esquisses un mouvement pour te lever quand tu sens ma main se poser sur ton épaule. Tu me regardes, inquiète. Mon air te dit « Laisse faire ». Visiblement, c’est prévu dans le scénario du jeu. Ce gars est décidément un pervers.

Il se rassied et ouvre ton sac. Il y plonge la main pour en ressortir, un à un, les divers objets qui le remplissent. A chaque fois que sa main velue plonge dans le sac, tu ressens une immense gêne intérieure. Jamais auparavant, un inconnu s’était permit une telle audace. Parfois, il commente même les objets qu’il trouve. La rougeur gagne ton visage au fur et à mesure que ton sentiment de gêne grandit. Ta gorge se rétrécit. Tu as l’impression que tu ne vas plus pouvoir respirer. Tu tousses une fois pour débloquer ce nœud qui se forme au fond de ta gorge. « Elle a soif ? » Toujours cette voix. Tu fais signe que « Oui » sans pouvoir prononcer un mot. « Alors donnons-lui à boire ». Il se lève et se dirige vers une table proche. Lorsqu’il revient, tu t’attends à recevoir un verre d’eau. Tu es très surprise de le voir déposer une écuelle d’eau devant toi. LIRE LA SUITE




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Commentaires

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mardi 13 septembre 2011 à 18h55 - par  Henic

Lire ce récit après « Le don d’elle-même » est étonnant car il y a une véritable rupture entre les deux. Certes, la soumise n’est pas la même dans les deux cas et ici, si par hasard cette histoire est vraie, on pourrait comprendre qu’elle conduise àbriser une relation même bien établie « entre adultes consentants ». Car il s’agit làd’une séance d’humiliation d’un sadisme achevé, de celles qui broient le coeur pour longtemps. Du grand art.